Avenir des camping-cars : quel impact de la fin du diesel ?

25 janvier 2026

Le diesel équipe aujourd’hui plus de 95 % des camping-cars en circulation en France. Plusieurs grandes villes européennes ont fixé des échéances à 2030 ou 2035 pour l’interdiction totale des véhicules diesel, y compris ceux dédiés aux loisirs. Les constructeurs historiques tardent à proposer des alternatives électriques ou hybrides adaptées aux usages des camping-caristes.Certaines exonérations locales existent encore pour les véhicules de loisir, mais elles sont régulièrement réévaluées. Les évolutions des normes d’émissions Euro et les incitations fiscales accélèrent la transition, sans que les solutions techniques ne soient pleinement opérationnelles pour le secteur.

La fin du diesel : une révolution pour le monde des camping-cars

Impossible d’ignorer la bascule : la fin du diesel rebat les cartes pour tout l’univers des camping-cars. Cette motorisation, qui a dominé pendant des décennies, est désormais dans le viseur de toutes les politiques urbaines. Les restrictions liées aux zones faibles émissions (ZFE) gagnent du terrain. Paris, Lyon, Grenoble et d’autres grandes villes avancent à marche forcée vers l’interdiction progressive des véhicules thermiques, d’abord les plus anciens, puis l’ensemble des modèles diesel à l’horizon 2030 ou 2035. L’époque où l’on pouvait traverser la France sans se soucier des vignettes ni des arrêtés municipaux s’efface peu à peu. Directement concernés, les camping-cars diesel se retrouvent dans la ligne de mire. Les décisions locales s’enchaînent, limitant la circulation des moteurs thermiques ; la vente de véhicules thermiques ne sera plus autorisée à compter de 2035 dans l’Union européenne. Pour les constructeurs classiques, la prudence domine : à ce jour, ils peinent à mettre sur le marché des alternatives électriques ou hydrogène capables de rivaliser en autonomie et en polyvalence avec les modèles diesel. L’accélération est palpable : la France et l’Europe précipitent la mutation. Les véhicules polluants disparaissent progressivement des centres-villes, bouleversant la circulation des camping-cars sur l’ensemble du territoire. Les zones faibles émissions continuent de se multiplier : Bordeaux, Strasbourg, Rouen, Reims emboîtent le pas. Voyager en camping-car va désormais demander une vigilance accrue, chaque étape devant être réfléchie en tenant compte des réglementations spécifiques à chaque région.

Quelles conséquences concrètes pour les propriétaires et les voyageurs ?

L’annonce de la disparition du diesel chamboule le quotidien des propriétaires de camping-cars. Sur le marché de l’occasion, la cote à la revente des modèles thermiques commence déjà à flancher. L’extension continue des zones faibles émissions (ZFE) fait pression : certaines générations de véhicules risquent de ne plus trouver preneur dans les grandes villes. La vanlife, cette tendance qui attire une foule de nouveaux adeptes du voyage itinérant, fait face elle aussi aux nouvelles contraintes. Accéder aux centres urbains ou se garer à proximité des sites d’intérêt devient un vrai casse-tête. Désormais, chaque itinéraire doit être étudié au regard des interdictions et des calendriers imposés par les ZFE. Face à cette nouvelle donne, plusieurs évolutions commencent à se dessiner sur le marché des véhicules de loisirs :

  • la location de camping-car sur des périodes courtes prend de l’ampleur, profitant à ceux qui hésitent à acheter
  • les modèles plus récents, bénéficiant de normes d’émissions plus strictes, attirent davantage d’acheteurs prudents
  • la demande pour des alternatives plus écologiques s’affirme, même si l’offre reste encore confidentielle

Du côté des aides, la prime à la conversion promet de compenser une partie du coût lors du renouvellement, mais le montant peine à couvrir la différence avec le tarif d’un véhicule neuf. Certains propriétaires se tournent vers la location saisonnière, espérant amortir la dépréciation de leurs véhicules diesel. L’offre récente se fait rare, tandis que les anciens diesels perdent peu à peu de leur valeur sur le marché de l’occasion. Le secteur entre dans une phase d’ajustement, où chacun tente de limiter la casse.

Panorama des alternatives : quelles technologies pour remplacer le diesel ?

Le retrait progressif du diesel pousse le secteur à explorer d’autres pistes. Trois grandes voies émergent : électrique, hybride et hydrogène. L’option électrique, déjà bien installée pour les voitures, peine à convaincre pour les véhicules de loisirs : le poids des batteries, leur encombrement et la question de l’autonomie limitent encore le champ des possibles. Pour l’instant, rares sont les camping-cars électriques capables de dépasser 250 kilomètres sans recharge ; un chiffre trop juste pour les longues échappées. L’hybride retient l’attention des constructeurs : combiner essence et électricité séduit sur le papier, mais cette technologie reste complexe et onéreuse à produire à échelle industrielle. Quant à l’hydrogène, il suscite beaucoup d’attentes mais la réalité est plus nuancée : les stations sont très peu nombreuses et la fiabilité sur la longue distance n’a pas encore fait ses preuves, surtout en conditions réelles de voyage.

Pour améliorer le quotidien des usagers, certains fabricants misent sur l’optimisation énergétique : installation de panneaux solaires, développement de batteries auxiliaires plus performantes, gestion électronique avancée des équipements embarqués. Ces innovations permettent de gagner un peu d’autonomie sur l’étape, mais elles ne règlent pas la question du moteur zéro émission pour les trajets. Aujourd’hui, le marché avance par petites touches : les alternatives électriques progressent, les concepts hybrides se multiplient, mais la véritable révolution prendra sans doute plusieurs années à s’installer dans le paysage des voyageurs nomades.

Jeune femme travaillant dans van avec vue montagne

Réglementations, calendrier et perspectives : à quoi s’attendre dans les prochaines années ?

Le calendrier s’accélère pour les fabricants et les passionnés. Depuis 2023, la France et l’Europe ont enclenché la marche arrière sur les véhicules thermiques. La vente de camping-cars diesel ne sera plus autorisée à partir de 2035 dans l’Union européenne. Le secteur doit composer avec une pression réglementaire de plus en plus forte.

Le casse-tête des zones à faibles émissions (ZFE)

Paris, Lyon, Marseille : ces métropoles imposent déjà des restrictions strictes d’accès aux véhicules les plus polluants. Et le mouvement ne s’arrête pas là : d’ici 2025, plus de 40 agglomérations françaises appliqueront leur propre ZFE. Pour le camping-car diesel, la situation se complique : l’accès au centre-ville, puis à certains axes, deviendra interdit. Deux échéances ressortent nettement :

  • 2030 : Blocage de la circulation pour les véhicules Crit’Air 4, 5 et non classés dans la plupart des ZFE françaises.
  • 2035 : Arrêt définitif de la vente des véhicules thermiques neufs, camping-cars inclus, partout en Europe.

Chacun doit désormais composer avec un jeu de règles mouvant : normes en perpétuelle évolution, fiscalité incertaine, calendrier d’interdiction variable selon les territoires. L’impact s’observe aussi bien sur le marché du neuf que sur celui de l’occasion, avec des disparités marquées entre villes et campagnes. La route ne sera pas linéaire, mais le voyage continue, sous de nouvelles contraintes et avec des horizons à redéfinir à chaque étape.

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