Un chiffre, une silhouette, un rugissement. La Mercedes 190 Évolution 2 n’a jamais eu besoin de s’excuser pour sa place sur la grille. Dès sa conception, cette machine n’a fait aucun compromis : tout, depuis la molette du volant jusqu’au moindre boulon, respirait la compétition. On ne parle pas ici d’une voiture « améliorée » mais d’une bête de course taillée pour transformer chaque virage en défi, chaque ligne droite en démonstration de force.
L’arrivée de la Mercedes 190 Évolution 2 a fait voler en éclats les repères de la course automobile. Imaginée pour régner sur les épreuves de tourisme du début des années 90, elle conjugue puissance brute et raffinement mécanique à un niveau rarement atteint. Sur les pistes, la 190E 2.5-16 Evolution II affrontait les géants du secteur, transformant chaque manche du DTM en duel mémorable.
Avec ses lignes acérées et son moteur de 235 chevaux, cette Mercedes ne s’est pas contentée de bouleverser la donne : elle a obligé toute une génération de constructeurs à revoir leur stratégie. Les pilotes, portés par ses capacités hors normes, cherchaient sans cesse à repousser leurs propres limites. Résultat : chaque course devenait un moment gravé dans les esprits.
Une icône née pour la piste
La Mercedes 190 E 2.5-16 Evo II, fruit du travail de Mercedes-Benz, s’impose dès sa présentation au Geneva Motor Show de 1990. L’objectif est limpide : s’imposer en DTM. Forte de l’expérience allemande, cette berline attire instantanément les regards dans les paddocks. Sa version homologuée pour la route affiche 235 chevaux, une puissance qui impressionne. Et son aileron arrière ne laisse aucun doute : ici, l’aérodynamisme n’est pas un effet de style.
Mercedes-Benz ne s’est pas contenté de dessiner une silhouette agressive. La 190 E Evo II est une machine de circuit avant tout. L’aileron arrière, loin d’être un simple ornement, garantit une stabilité à haute vitesse dont peu de rivales peuvent se vanter. Sur route ouverte ou sur circuit, impossible de se tromper sur ses intentions.
Bien plus qu’un modèle civil
C’est sur les circuits, au cœur de la compétition, que la 190 E 2.5-16 Evo II s’est forgé sa réputation. En DTM, la déclinaison course tutoie les 300 chevaux. Pour mieux cerner son impact dans le monde de la compétition, quelques jalons marquants méritent d’être rappelés :
- Présentation : Geneva Motor Show, 1990
- Participation : DTM (1990-1994)
- Puissance : 235 ch en version route, 300 ch pour la compétition
Alignée contre des adversaires de taille tels que l’Alfa Romeo 155, l’Audi V8, la BMW M3 ou la Ford Sierra Cosworth, la 190 E Evo II ne faiblit pas. En 1992, la firme HWA la porte à 380 chevaux pour faire face à une concurrence toujours plus affûtée, preuve du degré d’engagement de Mercedes pour rester au sommet.
Mais l’histoire de la 190 E Evo II ne se résume pas à des statistiques. Elle incarne l’idée que le mariage entre ingéniosité mécanique et recherche de performance peut faire entrer une voiture dans la légende.
Un concentré de technologie et d’efficacité
Au début des années 90, la Mercedes 190 E 2.5-16 Evo II s’impose comme une référence. Sur route, ses 235 chevaux impressionnent, mais c’est en compétition, jusqu’à 300 chevaux, qu’elle dévoile son vrai visage.
Sa recette tient en quelques mots : un quatre cylindres nerveux, une boîte manuelle à cinq vitesses, une suspension indépendante, des freins à disque ventilés et une gestion électronique soignée. Chaque choix technique sert la performance, pour un comportement en piste redoutable.
L’année 1992 marque un tournant. Optimisée à 380 chevaux grâce à HWA, la 190 E Evo II rivalise alors avec les meilleures du plateau. Aérodynamique revue, mécanique peaufinée, tout a été pensé pour une tenue de route d’une précision extrême.
| Version | Puissance |
|---|---|
| Routière | 235 ch |
| Course | 300 ch |
| Améliorée (1992) | 380 ch |
La 190 E 2.5-16 Evo II, mieux que n’importe quelle autre, incarne l’esprit des circuits dans les années 90. Elle demeure le symbole d’une époque où l’ingénierie et la passion du pilotage ouvraient des perspectives inédites.
Une empreinte qui traverse les générations
En DTM, la Mercedes 190 E 2.5-16 Evo II a frappé fort, portée par des pilotes comme Kurt Thiim, Fritz Kreutzpointner ou Klaus Ludwig. Ces noms résonnent encore dans chaque paddock européen, témoins d’une époque où chaque départ était un événement.
En 1992, la démonstration est éclatante : la 190 E 2.5-16 Evo II s’impose en DTM, armée de ses 380 chevaux. Face à une concurrence féroce, Alfa Romeo 155, Audi V8, BMW M3, Ford Sierra Cosworth, Renault 21 2L Turbo, Porsche 911, elle prouve que la réussite repose sur une évolution constante et des réglages d’une précision chirurgicale.
Un palmarès qui marque les esprits
Pour saisir l’ampleur de cette trajectoire, voici quelques étapes majeures :
- 1990 : Lancement de la 190 E 2.5-16 Evo II
- 1992 : Victoire majeure en DTM
- 1993 et 1994 : Maintien au plus haut niveau du championnat
La 190 E 2.5-16 Evo II ne s’est pas cantonnée aux circuits officiels. Son passage remarqué lors du Silvretta Classic Rallye Montafon, pilotée par Shareen Raudies, a renforcé son statut auprès des passionnés et des collectionneurs.
À la croisée de l’histoire et de la performance pure, cette voiture reste l’incarnation parfaite de la maîtrise technique alliée à l’émotion sportive. Qu’on la contemple dans un musée ou qu’on l’entende gronder lors d’un rassemblement, elle laisse derrière elle une trace que le temps ne parvient pas à estomper.


