Pas de place pour les demi-mesures : le PSA PureTech 1.2 a divisé les automobilistes aussi sûrement qu’un mauvais tirage au sort. Conçu pour réduire les consommations et alléger la gamme, ce petit trois-cylindres turbo n’a pas toujours tenu ses promesses côté fiabilité. Entre 2014 et 2017, la courroie de distribution humide a transformé certains modèles en casse-tête mécanique. Le constructeur a tenté de corriger le tir à partir de 2018, avec des retouches qui ont changé la donne pour bon nombre de propriétaires.
Mais même après ces ajustements, des problèmes ont continué de surgir, parfois jusqu’au début 2020. Autant dire que, pour choisir une 208 1.2 PureTech sur le marché de l’occasion, il ne suffit pas de se fier à l’année ou au kilométrage : l’entretien et la date de fabrication deviennent deux balises incontournables pour éviter les mauvaises surprises.
Quels sont les vrais points faibles du moteur 1.2 PureTech sur la Peugeot 208 ?
Dans les discussions entre connaisseurs, un mot revient sans cesse : courroie. Plus précisément, la fameuse courroie de distribution humide, baignant dans l’huile moteur, censée assurer longévité et silence. L’idée était séduisante sur le papier, la réalité a été bien différente sur les premières séries du PureTech. Usure accélérée, morceaux de courroie qui migrent dans le carter, pompe à huile qui se retrouve asphyxiée : le schéma s’est répété sur des milliers de modèles. Le moindre éclat de caoutchouc dans le circuit d’huile, et c’est la lubrification de tout le moteur qui se retrouve compromise.
Les conséquences de cette défaillance dépassent largement le stade de la simple panne. Un moteur qui se grippe, une casse brutale : les propriétaires des millésimes 2014 à 2017 n’ont rien à envier aux amateurs de sensations fortes. PSA a déployé plusieurs modifications au fil des ans, mais la fiabilité n’a pas toujours suivi, selon l’année de fabrication.
Autre sujet qui fâche : la consommation d’huile. Sur certains exemplaires, elle grimpe en flèche, laissant le niveau plonger bien avant la prochaine vidange. Des segments qui fatiguent, une jauge qui baisse à vue d’œil… Ceux qui roulent en PureTech l’ont appris à leurs dépens : surveiller l’huile, ce n’est pas une option. Un modèle qui cumule courroie fragile et appétit d’huile doit faire l’objet d’une attention redoublée.
Voici les points à retenir pour ne pas se faire piéger :
- Courroie de distribution humide fragile : usure rapide, résidus dans l’huile, risque de gros dégâts mécaniques.
- Consommation d’huile élevée : moteur vulnérable, surveillance constante nécessaire.
- Années 2014-2017 : vigilance maximale, série noire pour la fiabilité.
Pour les modèles PureTech de première génération, l’ombre du doute plane toujours. Avant d’acheter, exigez de voir les factures d’entretien et la preuve d’un remplacement précoce de la courroie. Mieux vaut prévenir que devoir faire face à une casse moteur impossible à anticiper.
Années à privilégier ou à éviter : comment faire le bon choix pour une 208 d’occasion ?
Le marché de la 208 1.2 PureTech d’occasion est un terrain glissant où l’expérience compte autant que l’instinct. Pour ne pas tomber dans le piège d’un modèle à problèmes, il faut savoir où regarder. Les versions produites entre 2014 et 2017 concentrent la plupart des failles autour de la courroie de distribution humide : sur ces millésimes, chaque kilomètre supplémentaire peut devenir un pari risqué. À l’inverse, les modèles fabriqués à partir de la mi-2018 bénéficient de corrections techniques qui changent la donne. PSA a revu sa copie, fiabilisé la courroie, réduit les risques de panne et de surconsommation d’huile.
La Peugeot 208 séduit toujours autant par sa polyvalence et son dynamisme urbain. Pourtant, toutes les occasions ne se valent pas. Les modèles restylés, notamment ceux sortis après 2020, affichent des progrès nets côté fiabilité. Ici, l’entretien fait toute la différence. Demandez la preuve des opérations réalisées : remplacement de la courroie, contrôles réguliers du niveau d’huile, carnet à jour. Un suivi précis permet de limiter les mauvaises surprises et d’assurer une longévité bien supérieure.
Pour trancher entre les différents millésimes, voici ce qu’il faut garder en tête :
- À éviter : 2014-2017, courroie peu fiable, risques de pannes à répétition.
- À privilégier : mi-2018 et après, corrections apportées, fiabilité nettement renforcée.
Le kilométrage, la façon dont la voiture a été conduite, la qualité de l’entretien : tout compte, mais rien ne remplace la transparence. Un vendeur qui détaille l’historique, qui montre les factures, qui connaît la mécanique de sa 208, offre bien plus de garanties qu’une simple annonce alléchante. La meilleure occasion, c’est celle dont chaque étape de la vie a laissé une trace claire. À la fin, seul le carnet d’entretien fait foi. À chacun de choisir sur pièces, sans se fier aux apparences.


